Fondements et pratiques du bouddhisme tibétain par le Dalaï-Lama

Cet article est une synthèse personnelle du livre L’art du bouddhisme – Les fondements et les pratiques du bouddhisme tibétain écrit par le Dalaï-Lama (Editions J’ai lu, 2011).

Avertissement : en apparence c’est un petit livre qui explique en quelques pages les principaux concepts du bouddhisme. Mais en réalité les idées abordées ici sont relativement complexes surtout pour un profane, ce qui est mon cas. C’est pourquoi je rédige cet article.

 

Le principe de responsabilité : selon le bouddhisme, nous sommes tous responsables de notre vie et de notre bonheur. Pour cela nous devons faire les efforts nécessaire afin de transformer notre esprit. Mais cette décision n’appartient qu’à nous.

La variété des systèmes philosophiques et traditions spirituelles : cette variété s’expliquent par la grande variété de « propensions et dispositions mentales » des êtres humains.

Le sens de la vie :

Nous recherchons la paix intérieure et le bonheur.

Etre riche n’est pas important. Avoir de bons compagnons est secondaire. Les amis, la famille ou un conjoint ne peuvent apporter qu’un réconfort temporaire face aux douleurs de la vie. Pour le Dalaï-Lama, la compassion est une qualité nécessaire pour trouver une « paix et une force intérieures durables ». Il faut utiliser son intelligence pour transformer ses émotions. En particulier il s’agit de réduire les émotions destructrices qui sont générées par notre ego et en même temps il faut accroître les émotions positives (sans ego).

La haine et la colère, qui sont des sentiments naturels, peuvent être nécessaires pour assurer notre survie. Mais ils peuvent aussi créer en nous un faux sentiment de confiance, d’ego surdimensionné, un sentiment d’indépendance factice vis-à-vis des autres. C’est alors que nous oublions de respecter les autres, nous négligeons nos responsabilités civiques ou de « partager leurs problèmes ».

Le concept du dieu créateur :

Selon le Dalaï-Lama il n’y a pas de dieu créateur dans le bouddhisme.

Le principe de l’interdépendance :

Toute chose à une origine interdépendante c’est-à-dire qu’elle dépend de causes et de conditions. De la même manière on peut dire que nous sommes notre propre maître puisque nous pouvons décider des actions que nous réalisons pour nous transformer.

Les Quatre Sceaux :

Tout ce qui est conditionné est impermanent et transitoire. De la même manière chaque moment d’existence d’une chose est la cause du moment suivant.

Chaque changement momentané peut ainsi aboutir, au final, à une transformation.

Ainsi notre vie dépend d’une vie précédente selon le Dalaï-Lama. Le Dalaï-Lama explique cela dans une phrase assez compliquée :

« C’est également au moment de la conception que, selon le bouddhisme, notre conscience, ou aspect mental, dénué de support physique, a pour cause l’instant de conscience précédent, dont le continuum transitoire traverse les expériences intermédiaires entre les vies, puis remonte jusqu’à la vie précédente et se poursuit tout au long de l’infinité de nos existences. » (p.28)

Pour le Dalaï-Lama, notre existence non éveillée à pour cause est l’attachement au sentiment d’un moi. « Selon le bouddhisme, se libérer du moi est la voie qui mène au bonheur et à une paix authentique. »

Il faut fuir les émotions négatives : désir insatiable, aversion, orgueil, jalousie. Si nous sommes sous l’emprise de ces émotions, nous n’avons pas le contrôle de nous-mêmes.

On distingue trois niveaux de souffrance :

  • Douleur mentale et physique
  • Douleur liée à l’impermanence du plaisir par exemple. Celui-ci prenant fin, la souffrance prend sa place.
  • Souffrance qui imprègne notre vie entière… est lié au fait que « tous les phénomènes contaminés ou conditionnés participent de la nature de la souffrance. « 

 

Les sceaux ou caractéristiques du bouddhisme :

  • Tout ce qui est conditionné est impermanent et transitoire.
  • Tous les phénomènes contaminés ou conditionnés participent de la nature de la souffrance.
  • Tous les phénomènes sont dépourvus de soi individuel.
  • Le nirvana est la paix authentique.

Il faut se détacher du sentiment d’un soi intrinsèque des phénomènes pour atteindre le nirvana. Atteindre le nirvana met fin au cycle de nos existences.

L’esprit

On peut distinguer deux parties dans notre esprit :

  • Le « moi quotidien et superficiel »
  • L’esprit fondamental

Les « pensées et les émotions pernicieuses » se situent dans l’esprit superficiel. Ce qui se passe dans l’esprit superficiel ne peut pas modifier l’esprit fondamental.

La méditation analytique permet de se prémunir contre ces mauvaises pensées. Il s’agit d’une forme de méditation qui permet de calmer l’esprit mais surtout elle appelle à la contemplation et à l’étude assidue qui doivent permettre d’approfondir notre vision supérieure. « La vision supérieure est une forme de méditation qui permet de comprendre la véritable nature des phénomènes et de la personne, c’est-à-dire la vacuité. »

 

On distingue dans le bouddhisme 3 courants différents :
  • Le grand véhicule ou bouddhisme Mahayana ;
  • Le petit véhicule ou bouddhisme Hinayana ;
  • Le véhicule tantrique ou bouddhisme Vajrayana.
Les fidèles du Mahayana s’efforcent d’atteindre l’éveil afin, ensuite, d’aider les autres à atteindre l’éveil à leur tour.

A compléter…